27.02.2007

Genève: la "chaise cassée" a repris sa place devant l'ONU

Genève: la "chaise cassée" a repris sa place devant l'ONU
ATS - 26.02.2007, 14:02

GENÈVE - La "chaise cassée" (ou Broken Chair), symbole des victimes des mines antipersonnel, a repris sa place devant l'entrée du Palais des Nations à Genève. Elle avait été démontée en mars 2005 pour faire place aux travaux de réaménagement de la place.

"Cette chaise est un symbole vivant de l'engagement de la société civile contre les mines", a affirmé devant les médias Cornelio Sommaruga. Le président du Centre de déminage humanitaire a souligné l'impact visuel très fort de la sculpture, qui est devenue l'emblème de la Genève internationale.

Propriétaire de la fameuse chaise géante au pied cassé, Handicap International s'est réjoui du retour de la sculpture haute de 12 mètres. Sa réinstallation n'allait pas de soi. Elle avait été remise en cause par certaines voix au sein de l'ONU.

Certains ne goûtaient guère la présence d'un monument boiteux devant l'entrée des Nations unies, craignant que le public assimile ce symbole au fonctionnement de l'institution. Handicap International soupçonne aussi les Etats-Unis, la Russie et la Chine, qui n'ont pas ratifié le traité d'Ottawa d'interdiction des mines, de s'être montrés hostiles à l'oeuvre en coulisse.

30.07.2006

30 juillet 2006 (Cessez le feu !)

Cessez le feu !

Les milices du Hezbollah crient victoire après le retrait des troupes israéliennes de Bint Jbeil. Selon diverses sources, huit soldats israéliens et cinquante combattants du Hezbollah auraient ont péri dans les affrontements. Les deux parties démentent.

D’ores et déjà, on déplore pour sûr quinze victimes civiles dans cette zone. Quinze victimes de trop.

Le Premier Ministre israélien Ehoud Olmert informe la Secrétaire d’état américaine Condoleezza Rice que dix à quinze jours de plus seront nécessaires afin de terminer l’offensive. À l’ONU, le gouvernement américain soutient qu’il appuie un cessez-le-feu, le plus rapidement possible. Dix à quinze jours, par exemple ? La communauté des nations, qui refuse de donner à l’ONU et à son secrétaire général Kofi Annan le pouvoir dont l’organisation a besoin, ne peut que constater les dégâts de cette inaction complice.

D’ores et déjà, un pays tout entier est pour sûr la victime de ce conflit : le Liban sert de champ à une bataille dont sa population est otage. En dix-huit jours 800'000 personnes ont été déplacées. 800'000 victimes civiles et un pays victime de trop.

Le Hezbollah se félicite de l’efficacité grandissante des roquettes qu’il envoie sur Haïfa, Nahariyya et Saint-Jean d’Acre. Al-Qaida promet de se joindre aux combats et d’amener la terreur plus profondément sur le territoire d’Israël.

D’ores et déjà, huit civils israéliens pour sûr ont péri sous leur feu. Huit victimes de trop.

À Washington, le président Bush retrouve ses réflexes et poursuit sa fuite en avant : selon lui, la situation au Liban est une des nouvelles conséquences des attentats du 11 septembre. Il prône une politique ferme et promet que les USA feront le ménage au Proche-Orient.

Trop c'est trop. Il faut faire cesser immédiatement cet acharnement militaire et la spirale de la violence !

J’exhorte le Conseil de sécurité à adopter des mesures fermes, à exiger un cessez-le-feu immédiat et à établir une force d’interposition militaire internationale onusienne sous commandement européen, probablement français.

Car en effet, d’ores et déjà, en dix-huit jours, six cents civils ont été abattus au Liban.

Six cents victimes de trop.